Il lui offre une présence et un temps d’écoute
qui le rend libre d’exprimer sa souffrance physique et/ou
morale : ses difficultés à supporter l’annonce
de la maladie, les traitements, son changement d’image corporelle,
le regard des autres, ses pertes sociales et familiales…
Sans jugement ni conseil, le bénévole, par son écoute,
est le témoin du cheminement du malade à travers ses
sentiments, ses émotions, sa recherche de sens à sa
vie…, tout en respectant le rythme de celui-ci, au gré
des espoirs, des améliorations ou des rechutes. Il peut aussi
être tout simplement présent.
Le bénévole considère la personne malade comme
un interlocuteur privilégié, un être relationnel,
vivant et désirant, en constante recherche de reconnaissance
et de dignité et ceci jusqu’aux derniers instants de
sa vie.
La famille étant le premier accompagnant du malade, le bénévole
lui apporte également soutien et présence. Il faut
souligner qu’il ne cherchera jamais à se substituer
à elle auprès du malade.
Le bénévole ne prend pas leur place mais peut être
un lien entre le patient, la famille et les soignants.
Il peut permettre de donner ou redonner un espace relationnel parfois
perdu par épuisement, incompréhension ou souffrance,
et aussi désamorcer des tensions en permettant à chacun
d’exprimer librement ses émotions ou ses difficultés
parfois méconnues.
La présence du bénévole, c’est le regard
de la société sur la personne malade : en représentant
le monde extérieur à l’écoute de quelqu’un
qui en est séparé - la mort qui menace provoque
une déchirure du tissu social - le bénévole
peut permettre au patient de se sentir reconnu à part entière.
Lors d’un suivi de deuil, le bénévole apporte
une dimension sociale de la mort, en portant attention à
ceux qui restent et souffrent, par une écoute attentive et
la reconnaissance de cette souffrance.